fourmaintraux-verlingue

Galerie Geo Martel
FOURMAINTRAUX - VERLINGUE

Cette page, est plus particulièrement consacrée aux informations recueillies, aux cours des recherches, sur les différentes faïenceries desvroises et boulonnaises.

FOURMAINTRAUX

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FOURMAINTRAUX-BENARD - FOURMAINTRAUX-HORNOY - FOURMAINTRAUX-FRERES - JULES FOURMAINTRAUX - FRANCIS MASSE


On peut lire " Maison Fourmaintraux-Hornoy - Fondée en 1820 - Fourmaintraux-Frères, successeurs"

Ce qui n'est pas exacte ; en 1820, il a 18 ans et son père François Fourmaintraux-Bénard, restera à la tête de la faïencerie jusqu'à sa mort, en 1841. C'est à cette date qu'il prend la succession de son père.
De même, il est de coutume de dater le début de la faïencerie de François Fourmaintraux-Bénard en 1804, ce qui n'est pas prouvé. En effet, la première demande de construction de four à carreaux date de 1807 et la seconde de 1834. (source AD Pas de Calais. série M2941)
Historique:
Cest en 1841, qu'a lieu la succession de François-Fourmaintraux-Bénard au profit de son fils François Fourmaintraux-Hornoy
C'est en 1872 qu'a lieu la donation de François-Fourmaintraux-Hornoy à ses enfants. C'est derniers constituent la Société Fourmaintraux Frères et Soeurs.
En 1879, est constituée la deuxième société, cette fois entre les deux frères, Jules et Emile, connue sous de nom de Fourmaintraux-Frères C'est probablement au début des années 1880 que la société commence à produire des pièces de formes décorées. Jules Fourmaintraux écrit "C'est à partir de 1887 que la Socité produit une infinité de formes variées".
C'est cette même année que Jules et Emile se séparent. (Sources Les faïenceries de Desvres de Bernard Level)

Vouloir dater avec précision les marques "FF" semble être une gageure. En effet, les différentes calligraphies des marques "FF" ne sont pas datables dans la mesure où elles dépendent de l'écriture de chaque peintre. Cependant, on peut les regrouper par peintre, sans, malheureusement à ce jour, pouvoir identifier le peintre et donc la période de production.
On peut cependant noter que les numéros sous les pièces ne correspondent pas toujours au numéro de la forme, mais très probablement à un peintre. En effet, nous trouvons pour des formes différentes des numéros identiques.
Une datation serait possible Si effectivement la calligraphie de chaque peintre était identifiée, et ce, grâce aux recensements de population. (voir le livre de Bernard Level - "Les faïences de Desvres aux XVIIIème et XIXème siècles")
Il reste à trouver des pièces marquées "FF" accompagnées soit d'une date, soit d'un nom ou des initiales d'un peintre.
Cependant on peut émettre l'hypothèse que cette marque (on y lit un "j" sous chaque "F"), correspond à la période Jules Fourmaintraux. Cette marque a été trouvée sur une pièce avec un décor "héraldique", ce décor a été inventé par Alcide Chaumeil à la fin du XIXème siècle et est rapidement reproduit à Desvres et Boulogne-sur-Mer.

Francis Masse n'avait pas le droit de signer "FF", bien que l'on ait retrouvé un plat marqué dans le dessin "FM" pour Francis Masse et au dos "FF". Cette exception notée, on peut, cependant, émettre l'hypothèse que les formes issues de la collection "FF" qui portent, en manganèse, le n° de la forme et parfois un signe et le nom d'une ville, soient la production de Francis Masse, puis de sa veuve.

FOURMAINTRAUX-COURQUIN - CHARLES FOURMAINTRAUX - FOURMAINTRAUX-GAND - FOURMAINTRAUX-DELASSUS

Il est difficile de distinguer les pièces fabriquées par François Fourmaintraux-Courquin et son fils Charles Fourmaintraux. En effet, ce dernier a signé ses pièces avec la marque de son père , au moins jusqu'en 1910. Source : cette garniture, composée d'une horloge et de deux vases, patronymique, datée 1910 et signée "FC Bleu".


A partir de ce constat, on peut émettre l'hypothèse que cette marque , dans laquelle on distingue un G pour Gand, date probablement de la période de son association avec Charles Gand de 1912 à 1915.
Et que la marque manganèse correspond probablement à son association avec Maurice Delassus, après la 1ère guerre mondiale.

GENEVIEVE ALIZIER
Souvent les marchands et collectionneurs butent sur cette marque que l’on trouve essentiellement sur des petites formes (petits animaux, pichets, bols à oreilles, etc.) Fourmaintraux-Courquin, voire Fourmaintraux-Frères.

Il s’agit de la marque de Geneviève Alizier née vers 1866 et qui, en 1881, travaille dans une faïencerie desvroise (sources recensements) Est-elle peintre en 1881 ? Rien ne l’indique.

Elle ne semble plus travailler dans une des manufactures desvroises à partir de 1886, il semble même qu'elle ait quitté Desvres. Cependant, en 1891 elle habite, 30, rue du Courgain, avec un journalier du nom de Maxime Pinset. Elle est recensée comme « ménagère » et "étrangère" ( probablement parce qu'elle n'est pas mariée). Elle a une fille de 3 ans, Blanche qui porte son nom.
Travaille-t-elle à domicile pour son compte ? Très probablement.
Comment obtient-elle les pièces qu'elle décore et signe de ses initiales ? Probablement en achetant des blancs chez les fabricants desvrois.

Ce que l’on sait aujourd’hui :
Son père Jean-Baptiste Alizier est faïencier en 1861 et 1866. Il se marie le 6 mars 1858 avec Françoise Level. La famille habite rue de Courgain. Geneviève a une soeur Louise, née en 1858, et un frère Jean-Baptiste, né en 1862, tous deux seront faïenciers comme leur père.
En 1867, sa mère se remarie avec Auguste Lengagne. Geneviève aura un demi-frère Auguste (faïencier) et une demi-soeur Laetitia.
En 1876 à l'âge de 10/11 ans, elle vit, rue des Tanneries, chez son beau-père avec sa sœur Louise (18 ans) et son frère Jean-Baptiste (13 ans). En 1881, elle est ouvrière faïencière, vit rue de Courgain avec sa mère, son frère Jean-Baptiste, son demi-frère Auguste Lengagne et un cousin Joseph Level tous trois faïenciers. On y voit également un "pensionnaire" Auguste Chaussoy également faïencier. Chez sa mère Geneviève baigne dans le monde de la faïence, douée pour le décor sur faïence, on comprend qu'elle veuille continuer à travailler chez elle tout en élevant sa fille.

VERLINGUE - DELCOURT

La première société était constituée de Monsieur Augustin Lagarde, ingénieur des mines, domicilié à Boulogne-sur-mer et de Monsieur Jules Verlingue, fondé de pouvoir de la perception, domicilié à Hesdigneul. Elle a pour dénomination "A.Lagarde et J.Verlingue"
Monsieur Lagarde a la direction générale et technique, tandis que Monsieur Verlingue a la partie comptable et commerciale de la société.
Sources : acte passé devant Maître Laurent, le 1er août 1903.

C'est pourquoi, la première marque est "LV",contrairement à ce qui a été écrit ou dit, cette marque n'a pas été mise en souvenir de son ancêtre, Louis Verlingue faïencier à Boulogne-sur-Mer au XVIIIème siècle

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